MINISTERE DES SOLIDARITES ET DE LA SANTE – CP – Assouplissement
supplémentaire des conditions
de visite dans les établissements
hébergeant des personnes âgées au 5 juin 2020

CORONAVIRUS – Aide de solidarité

Aide de solidarité : afin de soutenir les plus démunis dans la crise actuelle, l’État verse, aujourd’hui, une aide exceptionnelle de solidarité.

🔹Cette aide d’urgence va bénéficier, dès aujourd’hui, à plus de 4 millions de familles pauvres et modestes :

➡️ 150 euros pour chaque ménage au RSA ou à l’allocation de solidarité spécifique (ASS).

➡️ 100 euros supplémentaires par enfant pour les bénéficiaires du RSA, de l’ASS et des allocations logement.

➡️ Cette aide exceptionnelle permettra à ces familles de faire face à la hausse des dépenses liées notamment à la fermeture des crèches et des écoles.

🔹Dès le début du confinement, des solidarités exceptionnelles ont été déployées pour aider les plus précaires.

➡️ Un plan d’urgence en matière d’aide alimentaire, de 39 millions d’euros, permet ainsi de distribuer des tickets services à hauteur de 105 euros par foyer et par mois, pour acheter des biens de première nécessité : nourriture, produits d’hygiène et de soin, notamment pour bébés.

➡️ En juin, 800 000 jeunes précaires de moins de 25 ans recevront une aide de 200 euros.

Les bénéficiaires de cette aide seront des étudiants ayant perdu leur emploi, des étudiants ultramarins isolés et des jeunes de moins de 25 ans qui touchent les APL.

L’honneur de notre République est de soutenir, maintenant, nos concitoyens frappés le plus durement par la crise.

CORONAVIRUS – Petites entreprises, indépendants, micro-entrepreneurs et professions libérales – Le Fonds de solidarité

Informations de Bruno Le Maire,

A partir de demain, les petites entreprises, indépendants, micro-entrepreneurs et professions libérales peuvent se rendre sur impots.gouv.fr pour bénéficier de l’aide du Fonds de solidarité au titre du mois d’avril.

Le Ministère de l’économie a pris en compte les remarques des chefs d’entreprises pour améliorer le Fonds :

🔷 La moyenne mensuelle du chiffre d’affaires 2019 peut désormais être choisie pour le calcul de l’aide.

🔷 Les entreprises créées en février 2020 sont maintenant éligibles. Si c’est votre cas, vous pourrez faire votre demande à partir de la mi-mai.

🔷 Le plafond du 2ème niveau d’aide passe de 2000 € à 5000€.

🔷Nous ouvrons ce Fonds à des professions qui n’étaient pas éligibles auparavant : les agriculteurs membres d’un groupement agricole d’exploitation en commun, les artistes auteurs, les entreprises en redressement judiciaire ou en procédure de sauvegarde.

Pour rappel, voici les conditions d’accès au Fonds de solidarité #covid19 ⤵️

Fonds de solidarité

CORONAVIRUS – Aide du Fonds de solidarité – Tableau de bord interactif

Afin d’offrir de la visibilité à l’ensemble des Français sur l’attribution du Fonds de Solidarité, le Gouvernement met à disposition un tableau de bord accessible à tous. Cette plateforme, créée par la Direction Interministérielle du Numérique (DINUM) et dont le code source est libre, recense les aides du Fonds de solidarité apportées par secteur, par région et département au titre de ce fonds. Elle est mise à jour en temps réel.

Vous pouvez trouver les informations en détail ici

aides versées échelle nationale

 

CORONAVIRUS – COMMENT BÉNÉFICIER DE L’AIDE DEFISCALISEE DU FONDS DE SOLIDARITÉ FINANCÉ PAR L’ÉTAT ET LES RÉGIONS ? Mise à jour au 16.04.2020

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CORONAVIRUS – Point de situation du Ministre Olivier Véran – Lundi 6 avril 2020

🔹Situation à l’international
Pays le plus touché : USA avec 338.000 patients diagnostiqués
Europe : épicentre de la pandémie avec 650.000 cas et 49.000 morts

🔹Situation en France
29.722 personnes hospitalisés (+831 patients par rapport à hier)
7.072 cas graves nécessitent des soins lourds en réanimation (+478 nouveaux patients en 24h)
17.250 personnes guéries ont quitté l’hôpital

📍En établissement social et médico-social
3.865 établissements ont signalé au moins un épisode de cas de Covid à Santé Publique France pour un total de 23.620 patients diagnostiqués.

📍La mortalité hospitalière depuis le 1er mars
6.494 décès (605 de plus qu’hier)

📍La mortalité en EHPAD et en établissement médico-social depuis le 1er mars
2.417 décès

⚠️Au total, 8.911 décès sont à déplorer (+833 en 24 heures)

🗣 »La crise du Covid-19 change la donne hospitalière. Au sortir de la crise, il conviendra donc de réinterroger en profondeur nos réflexes et nos manières de penser en gestion hospitalière pour préparer le grand plan d’investissement dans notre système de santé que le PR a annoncé à Mulhouse le 26 mars dernier. »

D’ici là, il convient de considérer, avec humilité, les projets, les réorganisations engagés avant cette crise et d’en suspendre toute la portée jusqu’à ce que l’inventaire de cette épidémie ait pu être effectué avec tous les soignants.

L’hôpital devra s’armer pour répondre avec résilience aux épidémies.

✅Divers rappels des dispositifs pour les patients malades :

  • atteints de maladies chroniques : utilisation de la téléconsultation. ;
  • continuer à se faire dépister,
  • continuer à faire vacciner ses enfants…

📍Sur les personnes âgées en perte d’autonomie
Hommage aux plus de 800.000 professionnels du grand âge
👉Les deux tiers des EHPAD n’ont déclaré aucun cas grâce à la vigilance extrême des professionnels.
🗣 »Les morts nous bouleversent mais cette bataille n’est pas perdue. Nous nous battons pour protéger les résidents.
Là où le virus est entré, les professionnels mène une toute autre guerre : lutte contre la propagation, pour soigner les malades. »
👉Accent particulier sur les renforts humains : mobilisation à grande échelle la réserve sanitaire, en facilitant l’intervention des médecins et infirmiers libéraux dans les établissements et en mobilisant toutes les ressources locales.

📍Sur le dépistage
👉Nous doublons notre capacité de tests par PCR
👉Lancement d’une vaste opération de dépistage des personnes les plus vulnérables (personnes âgées, handicapées les plus fragiles et les professionnels qui les accompagnent)
➡️Principe : tester tous les résidents et professionnels à compter de l’apparition du premier cas de malade de Covid au sein de l’établissement.
➡️Objectif : s’organiser de la manière la plus sécurisée possible.
Cela permettra de :
👉regrouper les cas positifs au sein de secterus dédiés au sein des EHPAD (pour éviter les contaminations des autres résidents)
👉prendre des dispositions appropriées à l’égard du personnel selon les résultats des tests.

🗣 »Il est possible de contracter le Covid sans avoir de symptôme. Le savoir permet une meilleure organisation. En sachant nous serons plus armés. »

Mise en place des moyens de projection importants au sein même des établissements avec les laboratoires, la réserve sanitaire, les conseils départementaux.
👉Mise en place d’équipes mobiles
👉Création de bus de prélèvements déployés partout où cela sera nécessaire.

🗣 »La protection des plus fragiles et la priorité des priorités pour nous. »

COVID-19 – COMMUNIQUE DE PRESSE – Activité partielle des assistants maternels et gardes d’enfant à domicile

Dès ce lundi 30 mars, les particuliers employeurs pourront faire les démarches Nécessaires afin de donner accès à leur assistant maternel et garde d’enfant à domicile à l’activité partielle.

Face à la crise épidémique qui met en danger l’activité de nombreux assistants maternels à travers toute la France, la mise en place de l’activité partielle par le Gouvernement leur permet d’être indemnisés et de conserver leur contrat avec les parents employeurs pendant toute la durée de la crise.

Le COVID-19 bouscule largement le quotidien des parents et des professionnels qui gardent leurs enfants. C’est particulièrement le cas pour les assistants maternels qui poursuivent la garde d’enfant à leur domicile, mais dont beaucoup constatent l’impact parfois lourd de la situation épidémique sur leur activité :

• Soit parce que les parents décident de ne plus leur confier la garde de leur enfant.
• Soit parce que l’assistant maternel ne peut plus accueillir les enfants pour des raisons indépendantes de sa volonté. Un membre de leur famille est à risque de développer une forme grave de COVID-19 en raison de son état de santé, ou l’enfant qui devrait être accueilli présente des symptômes ou est lui-même en contact d’une personne malade.
• Soit parce qu’ils exercent habituellement dans une maison d’assistants maternels (MAM) accueillant plus de 10 enfants : pour ces MAM, l’accueil a été suspendu par décret pour limiter la propagation du virus.

Pendant ces périodes d’activité réduite, il est demandé aux parents qui le peuvent de continuer à rémunérer leur assistant maternel, même pour les heures non travaillées.

Cependant, tous les parents ne sont pas en capacité d’assurer cette indemnisation. C’est pourquoi le Gouvernement met en place un régime d’activité partielle à destination des assistants maternels qui leur permettra de conserver leurs contrats et d’être indemnisés pendant toute la durée de la crise. Les professionnels assurant la garde d’enfants au domicile de leurs parents pourront également bénéficier de ce régime, comme l’ensemble des salariés de particuliers employeurs.

Concrètement, les particuliers employeurs qui souhaitent recourir à l’activité partielle garantiront 80% du salaire net de leur salarié et ne pourront verser un montant inférieur au montant minimal prévu par la convention collective.

Le montant versé aux assistants maternels et salariés de particuliers employeurs au titre de l’activité partielle sera ensuite remboursé au particulier employeur.

Mme Christelle Dubos invite tous les parents employeurs qui le souhaitent à se rendre sur le site Pajemploi pour faire les démarches nécessaires via le lien :

declaration-covid19-paje.urssaf.fr/formulaire/

« L’activité partielle va permettre de protéger les assistants maternels dans un contexte où leur exercice est durement menacé. Nous devons tout faire pour que les ruptures de contrats ne s’accumulent pas, et j’en appelle à la responsabilité des parents employeurs : faites les démarches ! »
Christelle Dubos, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Solidarités et de la Santé

Avec 296 000 professionnels exerçant dans toute la France en 2017, les assistants maternels constituent le 1er mode de garde du jeune enfant.

fichier source ->ici

CORONAVIRUS – PROTECTION DE L’ENFANCE – 25 mars 2020

Communiqué de Presse du 24 mars 2020

Ministère des solidarités et de Santé

Adrien Taquet fait le point sur la situation du secteur de la protection de l’enfance et les dispositifs mis en place pour répondre à la crise actuelle.

Notre pays connait à l’heure actuelle une crise sanitaire sans précédent qui met à l’épreuve l’ensemble de notre société et met en difficulté l’intégralité de nos politiques publiques, en particulier celles à destination des personnes les plus vulnérables. Les enfants en danger et les enfants protégés doivent faire l’objet d’une vigilance encore plus forte afin que l’urgence sanitaire à laquelle nous sommes confrontés ne conduise pas à aggraver leur situation.

Dans un contexte où les enfants qui relèvent de la protection de l’enfance sont de fait plus nombreux à être accompagnés en journée, avec la fermeture des écoles, collèges, lycées, et où les professionnels peuvent avoir plus de difficultés à s’organiser du fait des mesures gouvernementales de lutte contre la progression de l’épidémie, plusieurs actions ont été engagées pour répondre à ces enjeux.

1. Consignes transmises à l’ensemble des professionnels de protection de l’enfance

Adrien Taquet, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre des Solidarités et de la Santé, a communiqué ce vendredi l’ensemble des consignes d’adaptation à la crise du Covid-19 à destination des acteurs du secteur de la protection de l’enfance.
Une première fiche s’adresse à l’ensemble des professionnels exerçant dans les établissements et services d’intervention à domicile en protection de l’enfance. Une fiche similaire concernant les assistants familiaux a également été communiquée aujourd’hui aux professionnels concernés. Les deux fiches sont jointes à ce communiqué.

2. Courrier aux présidents de conseils départementaux

Après de nombreux échanges durant la semaine écoulée avec Dominique Bussereau, Président de l’Assemblée des départements de France (ADF), Frédéric Bierry, Président de la commission des affaires sociales de l’ADF, et pusieurs présidents de conseils départementaux, Adrien Taquet a également souhaité adresser un courrier à l’ensemble des présidents de conseils départementaux sur les doctrines et réponses communes à apporter dans les prochaines semaines pour les enfants protégés. Ce courrier est également joint à ce communiqué

3. Accueil et scolarisation des enfants des professionnels de la protection de l’enfance

Depuis lundi, les professionnels exerçant dans les établissements et services départementaux, publics et associatifs de protection de l’enfance et de protection maternelle et infantile font partie des professionnels désignés prioritaires pour bénéficier de la garde d’enfants, de l’accès aux écoles et collèges, de l’accueil en crèche et de la scolarisation de leurs enfants. La consigne a été reçue via courrier électronique dimanche par l’ensemble des recteurs et rectrices d’académie pour prise d’effet dès hier lundi.
Cette décision, concertée avec le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer et mise en place en lien avec Christelle Dubos, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, confirme l’engagement du gouvernement à maintenir l’activité dans les structures du secteur de la protection de l’enfance et garantir ainsi la sécurité et la qualité de l’accompagnement des enfants protégés dans cette période particulière.

4. Mise à l’abri et prise en charge des mineurs et jeunes majeurs non accompagnés

Parmi les mesures d’urgence adoptées ce weekend à l’Assemblée nationale, les députés ont voté l’interdiction de sortie des dispositifs de l’Aide sociale à l’enfance de chaque enfant atteignant sa majorité durant la période de crise du Covid-19.
Les débats ont également permis de réaffirmer que tout jeune évalué mineur ou majeur sera mis à l’abri, soit par une prise en charge par l’Aide sociale à l’enfance, soit via un hébergement d’urgence, durant cette même période de crise exceptionnelle.

5. Continuité du service 119

Les mesures de confinement, indispensables à l’endiguement de l’épidémie de COVID 19, exposent les mineurs aux violences intrafamiliales et conjugales de façon plus importante.
Dans ce contexte, les possibilités de s’extraire de ces situations par le biais de l’école et des activités extrascolaires ou de se confier à un tiers sont limitées. Pour tout cas de danger grave et immédiat, avec nécessité d’une intervention sur place, il convient de contacter les services de première urgence : les services de police ou de gendarmerie (17 ou 112), les pompiers (18 ou 112) ou le Samu (15). Ces services restent mobilisés pour ces situations d’urgence.
Le 119, numéro d’appel pour l’enfance en danger, continue à être joignable 24/24 et 7jr/7 ; les appels d’enfants restent prioritaires. L’ensemble des écoutants du 119 restent mobilisés pendant la crise. Il n’y aura pas d’interruption du service.
L’ensemble de l’équipe du Groupement d’intérêt public enfance en danger (GIPED) continue de à travailler en étroite collaboration étroitement avec les Cellules de recueil d’informations préoccupantes (CRIP) des conseils départementaux.
Adrien Taquet appelle à nouveau chacun à redoubler de vigilance pendant cette période, et à composer le 119 si l’on est témoin, même auditif, même dans le doute, de violence commise sur un enfant, quelle que soit sa nature. Il s’agit d’un geste simple et qui peut sauver la vie d’un enfant. Cela vaut également pour les enfants et adolescents confrontés à une telle situation pour eux-mêmes ou pour un autre mineur en danger. L’appel, gratuit depuis tous les téléphones, n’apparaît sur aucun relevé téléphonique.
Une campagne de sensibilisation à la question des violences faites aux enfants du ministère des Solidarités et de la Santé sera réactivée cette semaine, visant notamment à mieux faire connaitre le 119

Les associations de protection de l’enfance restent plus que jamais à l’écoute pour fournir des conseils ou des orientations vers des services compétents, notamment :

– La Voix De l’Enfant : 01 56 96 03 00 –

L’enfant Bleu – Enfants maltraités : 01 56 56 62 6

Colosse aux pieds d’argile : 07 50 85 47 10

Stop maltraitance / Enfance et Partage : 0 800 05 1234

6. Plateforme citoyenne, réserve civique, mobilisation des étudiants travailleurs sociaux

Le Gouvernement met en place une plateforme de mise en relation d’associations qui expriment des besoins de renfort et de personnes qui peuvent apporter leur concours, tels que les jeunes qui effectuent leur service civique ou les éducateurs sportifs :
http://www.jeveuxaider.gouv.fr
Cette plateforme, facile d’accès et simple d’utilisation, pourra permettre à un certain nombre de jeunes volontaires de soutenir les associations de protection de l’enfance et de leur apporter du renfort en cette période de crise sanitaire.
Christelle Dubos, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, a également annoncé la constitution d’une réserve sociale, avec la mobilisation des étudiants en travail social volontaires, pour prêter main forte aux établissements sociaux et médico-sociaux dont les établissements de protection de l’enfance (MECS) feront partie.

Adrien Taquet et ses équipes restent cette semaine en contact permanent avec l’ensemble des acteurs du secteur de la protection de l’enfance, avec qui des points de situation réguliers permettent de remonter les besoins prioritaires et apporter les réponses adaptées.