CORONAVIRUS – Production de masques et de respirateurs – 31 mars 2020


Il nous faut produire davantage sur notre sol. Avant la crise, nous produisions en France 3,3 millions de masques par semaine. Fin avril, nous serons à 15 millions par semaine. Et nous poursuivrons cet effort. D’ici mi-mai, nos industries françaises auront produit 10 000 respirateurs.

🇫🇷 « Notre priorité est de produire davantage de masques en France » E. Macron

Le Président de la République est intervenu à la mi-journée depuis l’usine de fabrication de masques qu’il a visitée près d’Angers.

🔹« Souveraineté nationale et européenne »

Avant la crise sanitaire, les entreprises françaises produisaient 3,3 millions de masques (chirurgicaux et FFP2) par semaine.

➡️ Fin avril, plus de 10 millions d’unités seront produites chaque semaine. Ces efforts seront poursuivis pour obtenir une pleine indépendance à la fin de l’année 2020.

➡️ En parallèle, de nouveaux acteurs comme les groupes Faurecia, Chargeurs, Michelin ou Intermarché sont mobilisés pour atteindre, fin avril, une production totale de 15 millions d’unités par semaine.

✅ Les soignants ont besoin de 40 millions de masques par semaine : les masques FFP2 et chirurgicaux leur sont aujourd’hui réservés en priorité.

  • Mais d’autres catégories de masques homologués existent : 85 prototypes ont été validés ces derniers jours. D’ici 3 à 4 semaines, la capacité de production nationale sera d’un million par jour sur ces catégories.
  • Il faut donc continuer à produire plus de masques pour équiper nos soignants mais aussi toutes les personnes exposées comme les pompiers, les forces de l’ordre, les postiers, les caissiers dans les magasins, etc.

➡️ Ce travail de reconquête de la production nationale est possible car la France a gardé son expertise dans ce domaine.

« Le jour d’après ne ressemblera pas au jour d’avant. Nous devons rebâtir notre souveraineté nationale et européenne. Nous avons commencé. Nous avons passé des réformes qui permettent à notre pays d’être plus compétitif mais il nous faut retrouver la force morale et la volonté pour produire davantage en France et retrouver cette indépendance. » Emmanuel Macron

🔹Un consortium français pour produire des respirateurs

De nombreuses commandes ont déjà été passées auprès de plusieurs producteurs européens, mais aussi d’Air Liquide, qui fournit des respirateurs depuis son usine d’Antony (Hauts-de-Seine).

➡️ Un consortium industriel français est créé autour d’Air Liquide, avec les groupes Schneider Electric, Valeo et PSA.

➡️ D’ici mi-mai, ce consortium permettra de produire 10.000 respirateurs français (lourds et légers) : 250 appareils lourds seront déjà livrés dans les tout prochains jours.

🔹Fabriquer d’autres produits nécessaires

✅ Gel hydro-alcoolique

  • Depuis le début de la crise sanitaire, la production nationale a décuplé, passant de 40.000 litres/jour à 500.000 litres/jour.
  • Cette production a été réalisée par l’ensemble des fabricants mais aussi par les pharmaciens et établissements de santé autorisés à produire et qui se sont mobilisés de façon exceptionnelle.

✅ Médicaments et matériels

➡️ Il s’agit de produits soumis à une très forte tension sur le marché mondial, comme, par exemple, des seringues, curares, principes actifs, matériaux médicaux de tests.

➡️ Des commandes massives sont passées depuis plusieurs semaines sur ces médicaments.

➡️ Nous montons en volume sur tout ce qui peut être produit en France et en Europe.

🚨 Afin de financer ces commandes de médicaments, masques et respirateurs, le Gouvernement apporte une dotation spécifique de 4 milliards d’euros à Santé publique France.

Pour mener ce combat contre le virus, nous avons une stratégie de commandes d’importations mais « notre priorité aujourd’hui est de produire davantage en France et en Europe. » Emmanuel Macron

« Souveraineté et solidarité car cela ne serait pas possible sans l’engagement de femmes et d’hommes qui ne comptent pas leurs heures et qui, avec courage, sont là pour faire avancer le pays. C’est cette France unie, à laquelle je crois. » Emmanuel Macron

Communiqué de presse

Capture

Afin d’appuyer cette candidature, une liste de soutien a été créée en ligne : http://chng.it/fXPpKFmz 
Nous vous invitons à la signer et à la diffuser largement.

Contexte

La Loi Énergie va imposer la fermeture en 2022 des quatre dernières centrales thermiques à charbon encore en activité en France. Pour accompagner la fermeture des sites concernés et permettre leur revitalisation économique, le gouvernement a souhaité mettre en place des « Projets de territoires »

En Moselle, les communes de Carling et Saint-Avold sont concernées par l’arrêt de la dernière tranche à charbon restant sur le site d’Emile Huchet.

Ainsi, à la demande de la députée de la Moselle Hélène ZANNIER, ce n’est pas moins de quatre intercommunalités qui bénéficient d’un dispositif « Projet de territoire » : la
communauté d’agglomération de Saint-Avold Synergie, le District Urbain de Faulquemont, la communauté de communes du Warndt et la communauté de communes de Freyming-Merlebach. Ces intercommunalités constituent le projet de territoire « Warndt Naborien ».

Plusieurs thématiques sont abordées dans le Projet de territoire « Warndt Naborien »
dont l’économie. Pour cette thématique, le territoire du Warndt Nabrien dispose de
nombreux atouts lui permettant de relever avec réussite les défis et de revendiquer
la perspective d’implantation des futures industries.

Le projet de territoire

Une trentaine de projets sont déjà à l’étude, tant dans le domaine économique que dans
celui de la formation et du bien-être des habitants.
Parmi ces derniers, celui de l’installation d’une filière industrielle de production de
batteries pour véhicules électriques, avec la création de 1 700 emplois, pourrait
apporter un nouveau souffle dans ce bassin de vie ayant subi de plein fouet l’arrêt de
l’exploitation du charbon en 2004.

Un accord européen
Dans la continuité du traité d’Aix la Chapelle, la France, l’Allemagne et la commission
européenne ont annoncé le 2 mai dernier la création d’une filière industrielle de
fabrication de batteries électriques européennes, qui pour l’instant, sont à plus de
80% d’origine chinoise.

En prenant connaissance de cela, la députée Hélène ZANNIER a mobilisé durant l’été
les services de l’Etat et un dossier de candidature a été déposé auprès du ministère.
Elle a également pris l’attache d’un très grand groupe, présent sur Saint-Avold, et qui
bénéficie encore de terrains viabilisés sur les communes environnantes. Ce dernier a
déjà une expérience dans la fabrication de batteries électriques via son usine basée près
de Bordeaux.

Des atouts indéniables
De très nombreux sites ont d’ores et déjà déposés leur candidature, mais les atouts
du territoire Warndt Naborien sont nombreux.

Positionnement géographique stratégique
Foncier disponible sur la plate forme chimique de Carling.
> Relations transfrontalières à proximité de l’Allemagne,
du Luxembourg et de la Belgique.
> Un carrefour aux infrastructures logistiques performantes qui
permettent une bonne circulation des biens et matériaux.

Synergies industrielles
> Le Grand-Est est la première région de France en matière
d’assemblage automobile.
> Existence de plusieurs sites automobiles importants dont Renault
Sovab à Batilly, PSA Peugeot Citroen à Metz et à Tremery, et MercedesSmart à Hambach.
> Des sites allemands sont à proximité (Usine Ford à Sarrelouis).

Pôles de compétitivité
> Présence de deux pôles de compétitivité appelés à appuyer cette démarche « Véhicules du futur » et des matériaux « Matéralia ».

Formations
> Articulations avec le secteur de la recherche universitaire. > Présence d’un tissu performant de formations techniques.

Calendrier prévisionnel

2020 > Création d’une usine pilote : 200 emplois.

2023 > Usine de production : 1 500 emplois.

Ce projet structurant, qui bénéficie du soutien des présidents d’intercommunalité, des
syndicats et des députés mosellans sera défendu auprès des plus hautes instances
dans les jours prochains.

Il apporterait sans conteste un espoir de renouveau dans ce bassin de vie durement
touché ces derniers mois par de multiples pertes d’emplois : Centrale thermique Emile
HUCHET, boulangerie industrielle Neuhauser et encore l’usine Ford en Allemagne.