CORONAVIRUS – Les Français peuvent choisir d’aller renforcer la force de travail de la chaîne agricole et agroalimentaire – 25 mars 2020

« Conditions actuelles. Modifications possibles les prochains jours en fonction de l’évolution de la situation »

Dans les 3 mois à venir le monde agricole aura besoin de 200 000 saisonniers.

D’habitude, ces renforts saisonniers étaient assurés par des travailleurs de pays voisins, qui ne peuvent plus aujourd’hui circuler librement. Pour sécuriser notre autonomie alimentaire immédiate, et notre production de matières premières pour l’automne, nous avons besoin de renfort.

➡️ Comment ?
Grâce à une plateforme dédiée mise en place par le Ministère du Travail avec Pôle emploi, qui sera dédiée aux secteurs qui ont, dans cette période, des besoins particuliers en recrutement.

⚠️ La priorité absolue, c’est la protection des salariés.
Dans le secteur agricole et agroalimentaire, comme pour tous les secteurs, les gestes barrière et les règles de distanciation sont la meilleure protection contre la propagation du COVID-19. D’ici la fin de la semaine, un guide pratique établi par le ministère du Travail, établi en concertation avec les acteurs de la filière, sera largement diffusé aux entreprises et aux exploitations pour leur donner des solutions très concrètes et opérationnelles afin de garantir un travail en toute sécurité pour leurs salariés.

➡️ Ce qu’il faut savoir :

▪️ Le salarié pourra cumuler son indemnité d’activité partielle avec le salaire de son contrat de travail dans la filière agroalimentaire, sous réserve que son employeur initial lui donne son accord pour respecter un délai de prévenance de 7 jours avant la reprise du travail.

▪️ L’employeur de la filière agroalimentaire qui embauche le salarié en activité partielle devra libérer le salarié de ses obligations sous réserve du même délai de 7 jours.

▪️Enfin, les bénéficiaires du fond de solidarité pour les très petites entreprises, indépendants, micro-entrepreneurs et professions libérales, pourront cumuler le versement par le fonds (1 500 euros début avril sur demande auprès du site des impôts) avec des contrats courts dans les entreprises agricoles et agroalimentaires..

➡️ Plus d’informations à venir, retrouvez le communiqué commun des Ministres ici