COVID 19 – VACCINS -Un mécanisme de relocalisation de certaines productions de santé.

💉 Vaccins : le Président de la République a annoncé, lors d’une visite du site du laboratoire Sanofi Pasteur à Marcy-l’Étoile (près de Lyon), un mécanisme de relocalisation de certaines productions de santé.

« Cette crise nous a montré que nous devons continuer à produire dans notre pays et sur notre continent (…), que nous devons retrouver une vision stratégique de la chaîne de valeur et être sur les combats d’aujourd’hui et de demain » Emmanuel Macron

🔹Le Président de la République a annoncé la mise en place de mesures pour relocaliser certaines productions dans le secteur sanitaire et du médicament, notamment du paracétamol.

➡️ Un mécanisme de planification de la production française dans le domaine de la santé sera finalisé cet été.

➡️ Une enveloppe publique de 200 millions d’euros sera consacrée au financement des infrastructures de production sur notre territoire.

🔹Le groupe pharmaceutique français Sanofi va investir 610 millions d’euros dans la recherche et la production de vaccins en France.

➡️ Sanofi va consacrer près d’un demi-milliard d’euros dans une nouvelle usine de production de vaccins à Neuville-sur-Saône, en région lyonnaise.

➡️ Le groupe investira également 120 millions d’euros pour créer un nouveau centre de R&D sur le site Sanofi Pasteur à Marcy-l’Étoile.

Pour rappel, le secteur compte 3.000 entreprises, 450.000 emplois directs et indirects, 90 milliards de chiffre d’affaires, dont 40% à l’export.

« La France est un grand pays de vaccins (…) et une grande nation industrielle dans le domaine médical » Emmanuel Macron

GOUVERNEMENT – CP -Renforcement des aides apportées aux secteurs de l’Hôtellerie, restauration, cafés,tourismes, événementiel, tourismes,sport, culture.

GOUVERNEMENT CP 1GOUVERNEMENT CP 2

COVID 19 – Mesures de soutien à la reprise d’activité des entreprises – PLFR3

👷🏻BTP : à l’occasion de la présentation du PLFR3  en Conseil des ministres, des mesures de soutien à la reprise d’activité des entreprises du bâtiment et des travaux publics ont été détaillées.

Contexte : le BTP a vu son activité se réduire de 88% début avril. Compte tenu de son poids économique (2 millions d’emplois, 11% du PIB), le Gouvernement a travaillé, dès le mois de mars, à la reprise de l’activité des entreprises du BTP, en lien avec les collectivités territoriales et les fédérations professionnelles.

➡️ Le BTP a bénéficié fortement des dispositifs de soutien public (ex. fonds de solidarité).

➡️ Le secteur a fait l’objet d’initiatives spécifiques, entraînant une forte accélération de la reprise d’activité depuis mi-mai grâce à l’engagement des entreprises et de leurs salariés.

Pour soutenir la reprise complète de l’activité, le Gouvernement a annoncé, aujourd’hui, des mesures pour aider les entreprises du BTP à compenser les surcoûts et à accélérer la reprise.

COVID 19 – Plan de soutien massif à la filière aéronautique

✈️ Plan aéronautique : le gouvernement a présenté à Bercy un plan de soutien massif à la filière aéronautique, qui représente un effort de 15 milliards d’euros de la nation.

Contexte :
– Le trafic aérien ne retrouvera pas son niveau décembre 2019 avant 2 ou 3 ans
– Airbus a réduit de 35% à 40 % ses cadences de production en raison de la crise.
– 300.000 emplois directs ou indirects sont en jeu, dont 35.000 ingénieurs, ainsi 1.300 entreprises industrielles (sous-traitants), en particulier en Occitanie et Nouvelle-Aquitaine.
– 34 Mds€ d’excédents commerciaux annuels sont menacés.

Le gouvernement anticipe une reprise du secteur « au mieux, progressive, mais plus sûrement très lente. »

« Nous décrétons l’état d’urgence pour sauver notre industrie aéronautique pour lui permettre d’être plus compétitive, plus décarbonée au 21ème siècle. C’est l’ambition de ce plan ». Bruno Le Maire

Le plan est construit autour de trois grandes ambitions :

🔹Sauver les emplois dans l’industrie aéronautique

Sans les mesures immédiates présentées dans le PLFR dès demain en Conseil des ministres, 100.000 emplois menacés dans les 6 mois à venir.

En contrepartie, les groupes aidés, dont Airbus, Thalès, Dassault et Safran, se sont engagées à préserver l’emploi en France.

Avec quels outils ?

➡️ D’abord en apportant des garanties à l’export : un moratoire d’un an a été accordé aux compagnies aériennes pour le remboursement de leur crédit à l’export. Coût de trésorerie pour l’État de 1,5 Md€

➡️ En assouplissant les modalités de remboursement de tous les nouveaux achats d’avions Airbus : les compagnies auront jusqu’à 18 mois (au lieu de 6 mois) avant de commencer à rembourser leurs crédits à l’exportation. Effort de trésorerie de l’État de 2 Mds€.

➡️ En passant des commandes publiques militaires, de la gendarmerie et de la sécurité civile pour un total de 832 millions d’euros.

➡️ En mettant en place une activité partielle de longue durée pour éviter les licenciements et la perte de savoir-faire. Une concertation est en cours avec les partenaires sociaux au ministère du Travail.

🔹Accélérer la transformation des PME et entreprises de taille intermédiaire.

Ces PME et ETI sont la « 1ère force » de notre industrie aéronautique, capable de fabriquer des avions civils, des avions militaires et des hélicoptères.

Nous allons les aider par la création de deux fonds:

➡️ Un fonds d’investissement en fonds propres doté d’1 Md€, dont 500M dès cet été : l’État apportera 200 M€, les industriels 200 M€, 100 M€ fournis par le gestionnaire du fonds choisi par appel d’offres.

C’est la première fois dans notre histoire que nos industriels investissent ensemble.

Ce fonds, opérationnel dès juillet, est destiné à renforcer les fonds propres des entreprises fragilisées et à consolider le secteur.

➡️ Un fonds d’accompagnement pour la numérisation et la robotisation des PME et ETI, entièrement financé par l’État à hauteur de 300 M€ sur trois ans. Dans ces domaines, il faut rattraper notre retard par rapport à l’Allemagne et l’Italie.

🔹Accélérer la décarbonation de l’industrie aéronautique française

L’objectif collectif est très ambitieux : il consiste à parvenir à un avion neutre en carbone en 2035 (au lieu de 2050), notamment grâce au moteur à très haut taux de dilution et au recours à l’hydrogène.

➡️ Pour ce faire, le Conseil pour la Recherche Aéronautique civile (le CORAC) recevra un soutien massif d’1,5 milliard d’euros sur 3 ans.

➡️ Ces aides permettront de développer en France les technologies de réduction de la consommation de carburant, les technologies d’électrification des appareils et les expérimentations de carburants neutres en carbone comme l’hydrogène.

➡️ Elles permettront également de garantir l’emploi des ingénieurs hautement qualifiés.

Covid 19 – Transports publics : les règles applicables à partir d’aujourd’hui.

🚉 Transports publics : les règles applicables à partir d’aujourd’hui.

🔹Transports en commun du quotidien

Pour accéder aux transports en commun aux heures de pointe en Ile-de-France, il reste obligatoire de se munir d’une attestation de son employeur.

Télécharger le justificatif pour les déplacements professionnels.

🔹TGV et TER

➡️ 100% des sièges sont disponibles : les opérateurs veillent, dans la mesure du possible, à distancier les voyageurs en attribuant les places.

➡️ D’ici au 15 juin, tous les TGV et TER pourront circuler.

🔹Déplacement de longue distance

Plus de limitation pour les déplacements dans le territoire métropolitain.

🔹Port du masque

Il reste obligatoire dans les transports (avions, navires, cars, bus, métro, taxis, VTC…), les gares, les stations, aux arrêts de bus, dans les aéroports.

CORONAVIRUS – AFP | Nouveau dispositif de chômage partiel en vigueur « un à deux ans », annonce Pénicaud

Le nouveau dispositif de chômage partiel, qui doit être défini à partir de cette semaine lors de concertations avec les organisations syndicales et patronales, sera en vigueur pendant « un à deux ans », a annoncé lundi sur franceinfo Muriel Pénicaud, la ministre du Travail.

« Il a vocation à durer un à deux ans, ça fait partie des curseurs qu’on décidera » lors de la concertation qui doit démarrer ce lundi, a-t-elle ajouté.

Ce délai n’est pas lié à la fin du quinquennat mais « à la crise économique », a-t-elle expliqué.

Le gouvernement a annoncé jeudi plusieurs concertations pour soutenir l’emploi, dont une sur les modalités d’un dispositif d’activité partielle, qui sera mis en place par un accord collectif d’entreprise ou de branche. Il donnerait lieu à une indemnisation en contrepartie du maintien dans l’emploi.

En avril, 8,6 millions de salariés étaient au chômage partiel, a rappelé la ministre, qui n’a pas encore les chiffres de mai.

Depuis le début de la crise en mars, le gouvernement a mis en place un régime exceptionnel de chômage partiel pour éviter les licenciements.

Depuis le 1er juin, la prise en charge par l’État et l’Unédic a baissé de 100% à 85% de l’indemnité versée au salarié, à l’exception des secteurs faisant l’objet de restrictions en raison de la crise sanitaire comme le tourisme ou la restauration.

« Ce dispositif permettra de garder son emploi, à l’entreprise de garder ses compétences », a expliqué la ministre.

Parmi les contreparties, le maintien dans l’emploi et, « s’il y a une baisse de salaire pendant la crise (à l’issue de la crise, NDLR), on fait plus d’intéressement. Ce sera négocié dans l’entreprise ».

Depuis mi-mars, le dispositif « a déjà énormément changé, on a besoin de stabilité », a déclaré lors d’une conférence de presse de la CFDT Marylise Léon, la numéro deux de la confédération.

« S’il devait y avoir des aménagements, ça ne serait certainement pas de viser une baisse de l’indemnisation des salariés », a-t-elle prévenu.

La ministre a aussi annoncé l’organisation mardi d’un « séminaire pour l’emploi » avec les partenaires sociaux.

Dans un communiqué, son ministère explique lundi que cette réunion « sur la situation de l’emploi en France et en Europe (diagnostics, enjeux et perspectives) » se tiendra de 15H00 à 18H00. Muriel Pénicaud recevra en multilatérale les numéros uns des organisations syndicales et patronales.

Mercredi et jeudi, son directeur de cabinet, Antoine Foucher, recevra en bilatérale chaque organisation « pour approfondir les discussions sur l’évolution des critères d’activité partielle et la mise en place d’un système d’activité partielle de longue durée ».

Muriel Pénicaud recevra les responsables patronaux et syndicaux les 12 et 15 juin, également en bilatérale.

Outre l’activité partielle, la ministre du Travail a été chargée par le président de la République de piloter quatre autres chantiers pour soutenir l’emploi: le plan de soutien aux jeunes, la formation professionnelle, les travailleurs détachés et l’assurance chômage.